Hardening
Durcir OpenSSH sans casser l'exploitation

OpenSSH concentre à lui seul une part importante des écarts relevés lors d'un audit de configuration. Le durcissement y est simple techniquement, mais il coupe l'accès au système quand il est appliqué sans précaution. La méthode ci-dessous limite ce risque en séparant l'observation, l'application et la vérification.
1. Observer avant de modifier
Avant toute modification, relevez la configuration effective plutôt que le contenu du fichier : les directives incluses et les blocs conditionnels rendent la lecture directe trompeuse.
# Configuration réellement appliquée par le démon
sshd -T | sort
# Algorithmes négociés lors d'une connexion réelle
ssh -vv -o BatchMode=yes serveur 2>&1 | grep -E 'kex|cipher|mac'
2. Appliquer par lots réversibles
Regroupez les directives par nature de risque : authentification, algorithmes, exposition. Chaque lot fait l'objet d'un fichier séparé dans sshd_config.d, ce qui rend le retour arrière immédiat.
# /etc/ssh/sshd_config.d/10-auth.conf
PermitRootLogin no
PasswordAuthentication no
KbdInteractiveAuthentication no
MaxAuthTries 3
LoginGraceTime 30
3. Vérifier et mesurer la dérive
- Rejouer le contrôle CIS correspondant après chaque lot
- Conserver la sortie de sshd -T comme référence de comparaison
- Planifier un contrôle hebdomadaire pour détecter les modifications manuelles
Cette séquence transforme un durcissement ponctuel en contrôle continu : l'écart devient mesurable, donc traitable.
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